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Il s’est fait homme ! Il vient chez nous !

Les images nous arrivent tous les jours, et elles sont terribles : des enfants meurent sous les bombes à Gaza, en Ukraine, ou bien de malnutrition quand il y a une famine dans un autre endroit. En France, des adolescents sont victimes de violence, et on apprend que les cas d’inceste sont légion.

Alors, fêter à Noël la naissance d’un enfant ? Avec tout ça en tête ?

 

Oui. Il y a 2000 ans, la situation n’était pas plus belle, Hérode n’avait rien à envier à la férocité de quelques tyrans actuels. Au point que pour lui échapper, ses parents ont dû prendre,

non pas un canot pneumatique comme nombre de migrants aujourd’hui sur la Méditerranée, mais la route de l’Egypte dont on ne sait pas si elle était plus sûre.

 

Dieu a voulu se faire homme, et Jésus a assumé pleinement son humanité. En naissant à Bethléem, il n’est pas venu nous faire juste un petit coucou en nous disant « je reviens vous voir l’année prochaine à Noël » ; il est venu pour s’établir sur la terre, pour « demeurer chez nous », comme aime à le répéter l’évangile de Saint Jean.

Dieu vient sur terre, c’est donc qu’il aime ce monde dans lequel nous vivons, tel qu’il est, malgré ce qu’il est.

Il vient habiter chez nous, c’est donc qu’il aime les hommes et les femmes, tels qu’ils sont, malgré ce qu’ils sont.

Le premier regard qu’il a posé sur ceux qui se sont penchés sur lui a été, comme tous les nouveau-nés, un regard de confiance. Il s’est abandonné entre les mains de ses parents, s’en remettant à eux pour la nourriture, le vêtement, la protection. Surtout, il ne faut pas dire « il avait des parents spéciaux » ; Marie et Joseph ont connu l’existence concrète des parents de tous les temps, joies et soucis mêlés. Si nous les fêtons eux aussi, c’est qu’ils ont été « les premiers en chemin à risquer leur foi aux imprévus de Dieu. »

 

« Le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous. »

Il s’est fondu dans la foule des hommes. Voilà la Bonne Nouvelle.

Comme lui, en regardant le monde avec bienveillance, nous saurons reconnaître tous les germes de vie et de fraternité autour de nous. Fleurs minuscules pleines de parfum dans nos déserts chahutés et violents. Savons-nous les discerner comme des promesses pour demain, et nous en émerveiller ? Aujourd’hui, avec les dix, les cinq ou le talent qui nous ont été confiés, à notre tour de faire notre part. Dieu agit avec nos mains, pour un monde plus pacifié. « Croire en Jésus, et le fêter, c’est un engagement »

Alors à tous, bonne fête de Noël !

André Blanchard

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